Résumé

Portrait de Jules Simon Jules Simon L’Ouvrier de huit ans

Vous venez à présent nous demander de renoncer à notre œuvre, quand l’Angleterre, la Prusse, l’Autriche, la confédération germanique, nous donnent des leçons d’humanité. Vous soutenez des doctrines que vous avez, il y a six ans à peine, réfutées, combattues. Vous accusez la loi de n’avoir pas réussi, comme elle le souhaitait, à concilier les intérêts de l’industrie et ceux de l’humanité, et c’est l’humanité que vous sacrifiez !
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Portrait de Jules Simon Jules Simon L’Ouvrier de huit ans

L’esprit, abattu, alourdi, impuissant, entend sans écouter, et ne retient rien. Consultez les maîtres d’école : ils auront bien vite discerné l’enfant qui a donné six heures à l’atelier et celui qui en a donné huit. Cet écolier, qui ne l’est que de nom, une fois sorti de l’école, saura épeler et ne saura pas lire ; il saura signer ou copier une lettre, et ne saura pas écrire. Le semblant d’éducation qu’il a reçue ne lui servira ni pour s’élever, s’il a de l’ambition et de la capacité naturelle, ni pour s’amuser, s’il ne demande à la lecture qu’un secours contre le cabaret.
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Portrait de Jules Simon Jules Simon L’Ouvrier de huit ans

Si au contraire l’atelier est sombre, encombré de matières puantes, infecté de miasmes et de débris graisseux mêlés à l’air respirable, et si un enfant y est retenu pendant douze ou treize heures, portant de lourds fardeaux, battant le coton ou la laine de ses bras débiles, il devient un objet de compassion pour les moins attentifs et les moins pitoyables. C’est ainsi qu’au commencement du siècle l’aspect même des ateliers plaidait la cause des jeunes apprentis, et venait merveilleusement en aide à l’éloquence de sir Robert Peel.
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