Résumé

Portrait de Jules Simon Jules Simon Le Salaire et le Travail des Femmes

Les partisans de l’organisation du travail se flattent d’abolir la fatigue en restreignant le travail, et le paupérisme en tarifant les salaires. Est-il besoin de prouver que ce n’est là qu’un rêve ? Le despotisme, en politique, met quelque temps à détruire un peuple ; en fait de commerce et d’industrie, il est plus expéditif : il ne lui faut qu’un jour pour amonceler les ruines. L’éternelle et nécessaire loi du travail est la liberté, liberté pour l’ouvrier, liberté pour le capital.
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Dans nos ateliers, les ouvriers les mieux payés ne sont ni les plus rangés, ni les plus heureux ; on peut même dire qu’ils ne sont pas les plus riches. À quelque point de vue qu’on se place, c’est donc une réforme morale qu’il s’agit de faire. C’est en préférant le bonheur domestique à tous les ruineux et dégradans plaisirs du cabaret qu’un ouvrier triomphe de la sévérité de sa condition, et c’est à le rendre capable de soutenir et de conduire une famille qu’il faut employer toutes les forces de la bienfaisance publique et privée.
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III Qu’est-ce qu’un chef de famille ? C’est d’abord le protecteur et le pourvoyeur de la maison ; c’est aussi, au milieu des siens, la raison vivante. Il faut que tout le monde se sache abrité contre toute attaque et contre le besoin par son dévouement et sa force ; il faut en outre que tout le monde se sente éclairé et dirigé par lui. Il fait acte de père quand il apporte le samedi l’argent gagné par son travail, et qui pendant huit jours va donner le pain et le vêtement à la famille ; mais il n’est pas chargé seulement du corps de ses enfans, il est responsable de leur âme.
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