“ Du principe que l'assurance ne doit, en aucun cas, être une cause de gain pour l'assuré, il résulte : 1° Que pour faire assurer une chose pour son propre compte, il faut avoir au moins un intérêt appréciable à sa conservation ; 2° Qu'on ne peut faire assurer au delà du risque que l'on court, c'est-à-dire de la perte que l'on peut éprouver ; 3° Que l'indemnité, en cas de sinistre, ne pourra porter que sur la valeur effective de la chose assurée au jour de sa perte; 4° Qu'il n'est pas permis de faire assurer deux fois le même risque, dans le but d'obtenir une double indemnité ”
Résumé
L'Aigle, Compagnie anonyme d'assurances à primes fixes contre l'incendie et contre l'explosion du gaz... instructions générales est un traité établissant les principes et les règles de l'assurance contre l'incendie et l'explosion du gaz, rédigé par une société anonyme. Ce document, probablement daté du XIXe siècle, organise les obligations des assurés, les critères d'évaluation des risques ainsi que les responsabilités des agents généraux.
Il met l'accent sur la restriction des garanties aux pertes matérielles, l'interdiction des indemnisations doubles et la nécessité d'une déclaration exacte des biens assurés. Réunissant des dispositions juridiques et techniques, il reflète la rigueur des pratiques d'assurance de l'époque.
Citations de L'Aigle, Compagnie anonyme d'assurances à primes fixes contre l'incendie et contre l'explosion du gaz… ()
“ La responsabilité locative n'est pas aggravée par le fait que la maison occupée par un locataire est contiguë sans communication à un théâtre, à une usine ou à tout autre établissement dangereux. A l'inverse du propriétaire de cette maison, qui, pour la faire garantir, doit payer une prime de contiguïté, le locataire ne doit payer, pour l'assurance de ses risques locatifs, que la prime applicable à ces risques, abstraction faite de la contiguïté. ”
“ ART. 397. — Quand les renseignements recueillis, tout en ne constatant pas l'impossibilité absolue de recouvrer la prime, seront de nature à faire naître des doutes sur l'état des affaires de l'assuré, sur sa moralité, sur la valeur réelle des objets assurés, ainsi que sur la bonne condition des risques, au point de vue matériel et moral, l'Agent général devra suspendre la mise en recouvrement de la prime et en référer à la Compagnie, en lui soumettant ses appréciations sur l'opportunité du maintien de l'assurance ou de sa résiliation. ”
