Résumé

Le R. P. Julien Maunoir, de la Compagnie de Jésus… (1869)

Je n'aimerai point le prochain parce qu'il m'a fait du bien, parce qu'il est de mon pays, de ma connaissance, de mes parents ; parce qu'il me protège, qu'il m'honore, qu'il m'aime; parce qu'il est bien fait, qu'il a de la politesse, de la naissance, des richesses, du crédit, delà science, de l'honnêteté, de la complaisance, de l'esprit, de l'enjoûment et d'autres semblables qualités qu'on aime dans le monde. Mais mon affection pour le prochain sera toujours fondée sur Dieu, et sa rapportera à sa plus grande gloire.
Source : Gallica

Le R. P. Julien Maunoir, de la Compagnie de Jésus… (1869)

Le Père les embrassa de tout son cœur, et, les recevant comme un présent du ciel : « Vous donnez, leur dit-il, un exemple qui va sanctifier tous les prêtres et sauver toute la Bretagne.
Nous n'avons qu'une même fin, qui est la gloire de Dieu et le salut des âmes ; nous n'avons qu'un même Maître, et nous n'aurons non plus qu'un même esprit et qu'un même cœur. Et, puisque vous le voulez, j'en userai avec vous comme avec le P. Bernard. Je l'aime comme mon frère, et je l'honore comme mon supérieur. »
Source : Gallica

Le R. P. Julien Maunoir, de la Compagnie de Jésus… (1869)

Je mettrai toute mon espérance et toute ma confiance en Dieu seul, non en ma prudence, en mon esprit, en ma vigilance, en ma vertu, ni en quelque personne que ce soit; si ce n'est que je regarde tout cela comme des instruments que Dieu emploie pour sa gloire. Ma confiance sera également ferme dans la prospérité et dans l'adversité. Quand même il semblerait que tout soit perdu, que Dieu ne veuille pas m'entendre, que tout s'oppose à mes desseins, rien ne pourra diminuer ma confiance, pas même le péché; car la bonté de Dieu est plus grande que ma malice et sa miséricorde surpasse ma misère.
Source : Gallica

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