Résumé

Louis German Fécondation artificielle de la femme (1885)

Chez telle femme, la conception est contrariée ou empêchée par une dysménorrhée; chez telle autre, par une disposition opposée, la métrorrhagie. L'une n'émet l'œuf qu'avec la plus grande peine; chez l'autre, la quantité de liquide qui s'épanche, à toute occasion, peut non seulement entraîner l'ovule avant sa rencontre avec le sperme, mais elle peut encore le détacher, une fois fécondé, et l'emporter au dehors ; de sorte que, si elle n'est pas une cause de stérilité par le fait, elle amène une série d'avortements qui en est l'équivalent, l'incapacité de reproduction.
Source : Gallica

Louis German Fécondation artificielle de la femme (1885)

L'œuvre dont elle est chargée ne se termine point à la copulation, à la fécondation; il faut ensuite qu'elle fasse les frais d'une incubation prolongée, de la parturition et de l'allaitement et pour qu'elle s'applique en temps opportun à sa mission, la nature l'avertit par l'établissement d'une fonction spéciale, la menstruation, de son aptitude à la remplir. (Béclard, Physiol.) L'organe femelle produisant un œuf, l'organe mâle fournissant un liquide fécondateur à cet œuf et lui communiquant le pouvoir de se développer, voilà le principe fondamental de la génération.
Source : Gallica

Louis German Fécondation artificielle de la femme (1885)

À chaque époque menstruelle, l'œuf se détache de l'ovaire, est reçu par le pavillon de la trompe, à travers laquelle il chemine lentement, pour arriver à la cavité utérine. Sans doute cette lenteur de progression a pour but de multiplier les chances de contact de l'ovule avec le sperme, c'est-à-dire les chances de fécondation. Le contact du sperme avec l'ovaire n'est pas nécessaire à la rupture de la vésicule de Graaf, c'est-à-dire à la ponte mensuelle qui se fait, en effet, aussi bien chez la vierge que chez la femme qui a subi les approches de l'homme
Source : Gallica

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