Résumé

Louis-Pierre-Édouard Bignon Précis de la situation politique de la France depuis le mois de mars 1814 jusqu'au mois de juin 1815… (1815)

Lorsque les rois proclament dans leurs astucieuses déclarations que ce n'est pas la France, mais l'Empereur, qu'ils vont attaquer, les rois trompent la France. C'est la France qu'ils attaquent sous le règne de l'Empereur, comme c'est la France qu'ils attaquaient sous le règne des Bourbons aujourd'hui, c'est par la force qu'ils veulent l'accabler; hier, ils voulaient la faire périr de langueur et d'épuisement. Ils permettaient à la France d'exister encore; mais ils ne voulaient lui laisser qu'une existence avilie, parce qu'ils savent bien qu'une nation avilie n'existe pas long-temps.
Source : Gallica

Louis-Pierre-Édouard Bignon Précis de la situation politique de la France depuis le mois de mars 1814 jusqu'au mois de juin 1815… (1815)

Nous venons de suivre, sans nous arrêter, les progrès de la négociation dont la Saxe a été la victime. Nous avons vu la Russie et la Prusse, unies dans leurs projets, en forcer la réussite par leur invariable obstination; l'Angleterre et l'Autriche, tourà-tour humbles et menaçantes, sacrifier les droits du plus faible à la volonté du plus fort; enfin la France, du moins à l'égard de la Saxe, estimable dans ses intentions, hasarder sans fruit l'offre d'une intervention que l'on refusait de reconnaître, ou des secours auxquels on ne croyait pas.
Source : Gallica

Louis-Pierre-Édouard Bignon Précis de la situation politique de la France depuis le mois de mars 1814 jusqu'au mois de juin 1815… (1815)

On trouvait la France, telle qu'elle est réduite par le traité de Paris, encore trop puissante, même sous les Bourbons ! Comment souffrir qu'elle existe, sous un prince tel que l'Empereur ? C'est la France avec l'Empereur que l'on attaque ; c'est la France dans l'Empereur, et l'on ne hait l'Empereur que comme trop digne de gouverner la France. Au reste, la nature des déclarations des alliés n'appartient pas aux usages reçus, et sort des bornes prescrites par les droits des peuples. L'opinion de l'homme impartial de tous les pays en a déjà fait justice
Source : Gallica

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