Résumé

Léon Appert Note sur les verres des vitraux anciens (1896)

VERRES POURPRES ET VERRES VIOLETS.
La coloration en pourpre ou en violet était donnée dans les verres anciens d'une façon analogue à celle employée encore aujourd'hui, c'est-à-dire par l'introduction dans la pâte
vitreuse de bioxyde de manganèse (MnO2) qu'on trouve en abondance dans la nature.
Par suite de la présence presque constante de l'oxyde de fer dans le verre incolore, la coloration violette qu'il donnait n'était jamais pure et manquait particulièrement de la teinte bleutée qu'il procure quand il est incorporé dans un verre contenant de la potasse.
Source : Gallica

Léon Appert Note sur les verres des vitraux anciens (1896)

Il est facile de vérifier, par la simple superposition de deux lames de verre, que la lumière, en traversant plusieurs milieux de coloration et d'intensité différentes, éprouve un effet de réfraction tout autre que celui qui se produit quand elle traverse une lame de verre de même intensité colorante,' mais formée d'une seule couche de même teinte toute son épaisseur. C'est ce qui explique qu'il est impossible de reproduire exactement certains tons de verres des moyens autres que ceux employés a cette époque pour les obtenir, c'est-à-dire par superposition de teintes.
Source : Gallica

Léon Appert Note sur les verres des vitraux anciens (1896)

Jusqu'à la fin du xne siècle, le dessin des têtes et des mains, les contours et les plis des vêtements étaient exécutés de la façon la plus simple et, pourrait-on dire, la plus naïve, en même temps la plus propre à caractériser le personnage, qu'on voulait reproduire un simple trait en grisaille posé sur du verre coloré suffisait à l'artiste qui savait tenir compte avec beaucoup de sagacité de la distance à laquelle le vitrail devait être vu.
Source : Gallica

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