Résumé

Léonce Mesnard Trois études sur l'art chrétien… (1875)

Gardons-nous d'oublier, à la suite de tant de brillantes cavalcades, la page que la main de Léonard laissa voilée d'une ombre crépusculaire (1) , mais où des lignes et des formes déjà éloquentes font pressentir, entre cet excès de bigarrure et de tumulte, d'une part et, de l'autre, la simplicité sans mélange dont témoigne, par exemple, la fresque de Luini récemment acquise par le Musée du Louvre, une interprétation moyenne, neuve, rajeunissant par la libre variété des détails et par l'harmonie concentrée de l'ensemble ce thème privilégié.
Source : Gallica

Léonce Mesnard Trois études sur l'art chrétien… (1875)

Non, la physionomie de Crayer n'a pas cette mobilité, cet imprévu, ces capricieux traits de flamme, et, pour désigner, dans une autre sphère de l'Art, un pendant qui lui convînt, c'est plus près encore du sanctuaire qu'il faudrait chercher. S'il est une lyre à placer en regard de la palette dont il se servit à peu près comme on se sert d'un instrument sacré, elle sera restée, de son côté, suspendue dans le lieu saint, loin des souffles profanes, ou bien à peine effleurée par eux.
Source : Gallica

Léonce Mesnard Trois études sur l'art chrétien… (1875)

Dans un de ses Sermons, Bossuet fait deux parts de tout ce que la Passion du Christ manifeste d'odieux et de repoussant. Si c'est le triomphe de la fureur, c'est également celui de l'ironie, et chacune y éclate avec des effets distincts. Il semble que ce même partage, présent à la pensée de Luini, lui ait permis, dans son Christ insulté, de ne se faire violence qu'à demi. Ecartant la fureur, il n'a conservé que l'ironie, c'est-à-dire la haine au repos, quoique non désarmée et se dérobant à peine derrière un masque plaisant et sous la grimace d'une gaieté malfaisante.
Source : Gallica

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