Marie-Catherine d’Aulnoy,
Le cabinet des fées
“ Hélas ! mon cher enfant, dit la reine, les dieux me sont témoins de l’amour que j’ai pour toi, et du déplaisir dont je suis accablée en voyant ta figure. Lorsque je t’allègue tant de raisons, ce n’est point que je cherche à t’affliger, je voudrais, quand tu auras une femme, qu’elle fût capable de t’aimer autant que je t’aime. Mais qu’il y a de différence entre les sentiments d’une épouse et ceux d’une mère !« Ma résolution est fixe, dit Marcassin, je vous supplie, madame, de parler dès aujourd’hui au roi et à la mère de Zélonide, afin que mon mariage se fasse au plus tôt. » ”
