Résumé

Maxime Guérin-Catelain Le mécanisme des allures du cheval dans la nature et dans l'art… (1912)

Il n'est pas besoin de rappeler aux cavaliers non plus qu'aux artistes que le pas, qui est l'allure la plus lente, est aussi celle que le cheval peut supporter le plus longtemps. C'est celle qu'il convient d'adopter de préférence au début de l'entraînement, ou lorsqu'on a une longue route à faire avec un animal insuffisamment préparé. Le pas est la mère de toutes les allures, disent les entraîneurs ; c'est le pas qui prépare le mieux les organes actifs de la locomotion à des mouvements plus rapides et plus violents, c'est lui qui donne le plus vite aux muscles leur maximum de développement.
Source : Gallica

Maxime Guérin-Catelain Le mécanisme des allures du cheval dans la nature et dans l'art… (1912)

Et cette attitude unique, qui n'évoque véritablement aucune idée d'allure rapide, le peintre, dans son dénûment d'informations, a dû l'imposer indistinctement à tous les animaux qu'il a mis en scène : les chiens eux-mêmes, gagnés par la contagion de cette danse de Saint-Guy générale, semblent plutôt préoccupés d'imiter les chevaux à bascule que de poursuivre le malheureux cerf.
Il n'entre pas un instant dans notre pensée de soutenir que les attitudes fournies par la photographie sont utilisables indistinctement
dans les œuvres d'art et que toutes sont bonnes parce qu'elles sont vraies.
Source : Gallica

Maxime Guérin-Catelain Le mécanisme des allures du cheval dans la nature et dans l'art… (1912)

Mais dès que l'artiste indique si peu que ce soit la position des membres, il paraît de toute nécessité que les attitudes esquissées soient justes et conformes à la réalité ; car on ne peut pas raisonnablement penser que c'est en faussant la vérité qu'on donnera l'illusion du vrai, que c'est seulement en violant les lois de la locomotion qu'on donnera la sensation du mouvement.
Source : Gallica

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