Allure (cheval)

Définition et enjeux

Charles Merche,  Nouveau traité des formes extérieures du cheval (1868)

“ Nous ne dirons rien des allures artificielles, qui sont exclusivement du domaine de l'équitation savante du manège.
Que les allures soient naturelles ou acquises, elles doivent offrir, dans tous les cas, certaines conditions d'ensemble, d'exécution et de durée. Le cheval doit entamer l'allure avec franchise, solidité et souplesse ; le soutien doit être bien marqué, l'appui élastique et ferme.
L'animal qui lève trop les membres perd du temps en l'air ; il trousse, comme on l'exprime vulgairement ; il rase le tapis, lorsque, au contraire, ses membres s'élèvent peu du sol.
”
Source : Gallica

Jules Lenoble Du Teil,  Les allures du cheval dévoilées par la méthode expérimentale… (1893)

“ Lorsque l'allure devient très allongée, lorsqu'elle dépasse les limites ordinaires de la vitesse, la liberté plus ou moins grande des épaules et la puissance également plus ou moins considérable de l'arrière-main font que l'allure prend aussi les caractères de simultanéité des posers diagonaux ou de dissociation de ces posers, suivant l'équilibre où se trouve le cheval. ”
Source : Gallica

Léon Allard,  Maison de famille (1884)

“ Le vieux cheval, victime patiente et .résignée, sans relever sa tête baissée, donna, de son encolure écorchée, le coup de collier douloureux du départ ; il voulut reprendre, sur ses jambes raides, son trot boiteux habituel, mais sous le manche et la lanière frappant sans relâche, en rayant le poil, sa
croupe osseuse, son flanc creux, son échine saillante, il lui fallut, remuant de douleur un pauvre restant de queue sans crins, retrouver pour un temps l'allure oubliée du galop.
”
Source : Gallica

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