Résumé

Mémoire sur la question des sucres présenté aux deux chambres par les délégués du commerce maritime (1839)

Est-ce donc une exagération de dire que l'industrie du sucre indigène ainsi privilégiée est un fléau pour tous les autres intérêts du pays?
Nous nous arrêterons ici, Messieurs ; nous nous sommes attachés aux points principaux, en négligeant les inexactitudes d'un rang secondaire, les déclamations sans but déterminé. Nous n'entamerons pas non plus la discussion de l'émancipation des noirs; tout le monde comprendra combien elle est à sa place dans la bouche de nos adversaires ; le résultat qu'ils veulent, c'est l'émancipation que donne la misère du maître à l'esclave, c'est la mort
Source : Gallica

Mémoire sur la question des sucres présenté aux deux chambres par les délégués du commerce maritime (1839)

La question du rendement n'a jamais été bien comprise en France ; confondu avec les primes qui ont coûté tant d'argent et qui ont profité pour la plus grande partie au sucre de betteraves, le rendement a été l'objet d'une défaveur qu'il ne méritait pas. Le Trésor ne faisant que rembourser ce qu'il reçoit, le mouvement maritime, le commerce d'échange pour nos produits agricoles et industriels, la main-d'œuvre, tout est bénéfice pour le pays.
Source : Gallica

Mémoire sur la question des sucres présenté aux deux chambres par les délégués du commerce maritime (1839)

Si on trouve que la culture de la betterave soit à ce point importante qu'on dût la favoriser par une prime d'encouragement, alors il faudrait l'appliquer à la culture même, et non à la fabrication du sucre. De cette manière la culture, indépendante de la fabrication du sucre, serait répartie sur toute la France, et la prime absorbée aux 2/3 par deux arrondissements profiterait à tout le pays. Mais alors vous verriez ces ardents défenseurs de l'agriculture déserter sa cause et soutenir que c'est l'industrie qu'il faut protéger.
Source : Gallica

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