N. Laurenceau, Le Petit neveu de l’Arretin
“ Il en a lu l’aveu ; sur les lys de son sein Sa bouche en feu s’élance et tente un doux larcin ; Envain la faible Élise à l’attentat s’oppose, Déjà le baiser pris devient trop peu de chose : Un désir satisfait enfante les désirs, Et les plaisirs goûtés ne sont plus des plaisirs, Plus le héros obtient, plus il demande encore, Didon voit ses projets, et son teint s’en colore ; Elle veut, mais envain, enchaîner son ardeur ; Et pour le mieux sentir, différer son bonheur ; Le guerrier s’en irrite, il presse, elle succombe, Jette un cri de défaite, et sous son vainqueur tombe. ”
