N. Laurenceau, Le Petit neveu de l’Arretin
“ Didon dans son angoise implore le trépas ; Car de quoi sert la vie alors qu’on n’y fout pas ? De prodiges sans nombre un sinistre cortège, À chaque instant du jour la poursuit et l’assiège ; Tandis que sur l’autel où brûle un pur encens, Aux dieux hospitaliers elle offrait ses présens, (Ma pine à ce récit, et se crispe, et se glace) Elle a vu du saint lieu les murs changer de place, Dans les vases sacrés les liqueurs se noircir, Le vin en sang caillé changer et s’épaissir ; Nul ne vit ce prodige, et la discrète reine Sut le taire à sa sœur non sans beaucoup de peine. ”
