Résumé

P.-E. Aillaud Le Propagateur de la réforme électorale… (1841)

Cependant, depuis Galilée, on s'est soumis à l'évidence , on a reconnu la vérité : la terre tourne.
Il en est de même en politique comme en science. Détrôner un fait est difficile; mais enfin la vérité se fait jour petit à petit, le bien arrive. Ne nous décourageons pas. Le monde est vieux, dit-on; qui sait s'il n'est pas jeune encore, en égard a sa durée? Le plus ou moins d'existence d'une erreur ne la rend pas plus respectable : une injustice dont la durée est déjà longue n'en est que plus odieuse ; tout doit s'incliner devant la vérité, tout doit disparaître devant la justice.
Source : Gallica

P.-E. Aillaud Le Propagateur de la réforme électorale… (1841)

Tout gouvernement nouveau ne peut s'établir qu'en promettant aux masses la réalisation du bien et la cessation du mal qui les a fait insurger contre le pouvoir déchu; et comme les idées marchent toujours , il s'ensuit que chaque nouveau pouvoir doit marcher aussi avec le siècle et octroyer une charte plus libérale.
Une fois établi, chaque gouvernement se met à l'oeuvre pour enlever petit à petit ce qu'il a été contraint de donner ; c'est la marche de toute minorité possédant le pouvoir; vouloir qu'il en soit autrement, c'est vouloir l'impossible
Source : Gallica

P.-E. Aillaud Le Propagateur de la réforme électorale… (1841)

Je suis partisan de la réforme électorale et de toutes les conséquences. Nous voulons le bien, nous prêchons le bien, nous tendons vers le bien, et cependant s'ils font le mal vous vous écriez : c'est à vous la faute.
Sans faire la part de l'humanité, surtout de l'ignorance, ne voyant qu'à travers le prisme de votre intérêt, vous dites : ce sont vos principes subversifs qui sont la cause de ces maux.
Source : Gallica

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