Patrice Buet, L'homme de la Ternèse (1951)
“ C'est l'heure où la croix du Nivolet scintille comme un diamant, où le Granier prend son coup de rouge. Ce côté-ci de la montagne est en pleine ombre, et dans cette ombre portée, le ciel s'obscurcit davantage, et plus encore sous les couverts d'une forêt vierge en miniature. On avance malaisément. Le pied tâtonne. La tête louvoie entre les brindilles pendantes. On risque à chaque instant la chute, la bosse, l'égratignure, l'éborgnement. De pêcheur, point. — Où cet animal-là a-t-il pu se nicher ? grogne Marius. — Il doit être au milieu du torrent, opine Ambroise. ”
