Patrice Buet

Résumé

Patrice Buet L'homme de la Ternèse (1951)

C'est l'heure où la croix du Nivolet scintille comme un diamant, où le Granier prend son coup de rouge. Ce côté-ci de la montagne est en pleine ombre, et dans cette ombre portée, le ciel s'obscurcit davantage, et plus encore sous les couverts d'une forêt vierge en miniature.
On avance malaisément. Le pied tâtonne. La tête louvoie entre les brindilles pendantes. On risque à chaque instant la chute, la bosse, l'égratignure, l'éborgnement.
De pêcheur, point.
— Où cet animal-là a-t-il pu se nicher ? grogne Marius.
— Il doit être au milieu du torrent, opine
Ambroise.
Source : Gallica

Patrice Buet L'homme de la Ternèse (1951)

C'est l'instant du repos délassant qui prépare au sommeil réparateur la nature et les hommes. De temps à autre on entend les clarines des vaches qui rentrent à l'étable. La voix aiguë de quelque faneuse répond à celle d'un paysan portée d'un bout de champ à l'autre par l'air sonore.
Non loin du point de vue, l'on passe devant une ferme construite au-dessus de la route. Elle appartient à Jules Rupont, un brave homme, un bon père, un solide travailleur que tout le monde aime et estime.
Source : Gallica

Patrice Buet L'homme de la Ternèse (1951)

Laissant Cruet à la « garde du corps », Trombon et Tube avaient emmené le brigadier à la maison de Puygros. Deux bonnes heures de détente, occupées à des ablutions froides au robinet du jardin, à la dégustation d'un copieux café au lait, à une conversation animée avec les femmes sorties du lit en fanfare, les avaient remis de leurs fatigues et de leur émotions de la nuit. Frais et dispos, ils furent de nouveau au pont de la Ternèse bien avant l'arrivée de la voiture de Chambéry.
Source : Gallica

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