Résumé

Portrait de Paul Broca Paul Broca Sur l'origine et la répartition de la langue basque… (1875)

Mais en France, la langue qui entoure le basque n'est pas, comme le castillan, une langue officielle, administrative, politique et littéraire; ce n'est qu'une idiome populaire, un vieux patois qui n'a aucune force expansive, qui est au contraire en voie d'extinction (1) . Il n'y a aucune raison pour que ce patois supplante le basque, ni pour que le basque empiète sur lui. Les deux idiomes restent donc stationnaires, égaux dans leur faiblesse, et menacés l'un et l'autre par le français, qui les remplacera tôt ou tard. La langue que les Basques ont intérêt à apprendre, c'est le français.
Source : Gallica

Portrait de Paul Broca Paul Broca Sur l'origine et la répartition de la langue basque… (1875)

Personne ne peut admettre qu'une langue qui n'est pas fixée par l'écriture et maintenue par une forte littérature, puisse se transmettre de génération en génération sans éprouver, au courant des siècles, de grandes altérations. Lorsqu'on voit ce qu'est devenu le latin après l'invasion des barbares, lorsqu'on retrouve à sa place, dès le XIIe siècle, les dialectes italiens, romans et espagnols, on comprend que la langue des basques doit différer considérablement de celle que parlaient leurs ancêtres préaryens.
Source : Gallica

Portrait de Paul Broca Paul Broca Sur l'origine et la répartition de la langue basque… (1875)

On trouve en Italie deux choses que l'on fait venir de l'Ibérie: la brachycéphalie et la toponymie. Mais ces deux choses ne sont pas réunies ; la brachycéphalie n'est que dans le nord ; la toponymie euskarienne n'est que dans le sud. Là où l'on croit retrouver le type de la race ibérienne, on ne retrouve pas sa langue ; là où l'on croit retrouver sa langue on ne retrouve pas son type. Ne
serait-ce pas parce qu'on se serait trompé sur le type ou sur la langue, ou sur les deux à la fois?
Source : Gallica

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