Résumé

Paul Verwaest Étude médico-légale sur le secret professionnel (1892)

En conséquence le parti que le médecin va prendre produira ses effets au-delà de la jeune fille; car derrière elle, il y a les enfants à naître, il y a une famille, il y a la société. Se taire et rester fidèle au secret, n'est-ce pas compromettre tant d'intérêts réunis? N'est-ce pas sacrifier la santé d'autrui à ce qu'on appelle l'honorabilité d'un homme qui n'hésite pas, pour des raisons de convenance personnelle, à faire partager à une femme et à des enfants toutes les conséquences funestes de sa maladie ?
Source : Gallica

Paul Verwaest Étude médico-légale sur le secret professionnel (1892)

Il est évident que dans ce système le client n'a pas qualité pour libérer le médecin d'une obligation qui s'impose à lui par la seule décision de la loi pénale, au profit de la société toute entière. Mais cette solution ne s'impose pas à ceux qui, comme nous, voient dans le secret médical une des obligations d'un contrat particulier, et qui mettent l'intérêt d'ordre public en cause, non pas pour réclamer dans tous les cas l'existence de ce contrat, mais pour en demander le respect, lorsqu'il existe par la volonté des parties.
Source : Gallica

Paul Verwaest Étude médico-légale sur le secret professionnel (1892)

Sans doute, le Code pénal a érigé en délit la violation du secret professionnel, mais dans quelles conditions ? et pour que le délit existe ne faut-il pas que cette violation lèse un droit préexistant chez celui qui en est la victime ? Ce droit de l'un n'est-il pas l'unique raison d'être du silence auquel l'autre est tenu ; et quand ce droit au silence n'existe pas pour le client, ne s'en suit-il pas que le devoir de se taire n'existe pas davantage pour le médecin et que dès lors il ne peut être question d'appliquer la sanction pénale qui en garantissait la stricte observation.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature