Philibert Audebrand,
Il était une fois... : récits & nouvelles de toutes les couleurs…
(1883)
“ Potemkin était peut-être le premier amour de cette femme, qui, jusqu'à ce jour, n'avait eu que des fantaisies. L'or circulait en ruisseaux pour les caprices de cette Allemande qui posait en ce moment ses pieds sur cent cinquante millions de sujets. — Dix peuples vivent sous mon sceptre et sont trop heureux de vivre, disait Catherine. Est-ce que Voltaire et Diderot, pourtant si difficiles tous les deux, n'ont pas célébré ce fait en prose et en vers? Ils vivent, ces peuples, puisque je les mène. Eh bien, qu'ils paient ! Quoi de plus juste ? A la vérité ! ils paieront cher! ”
