Résumé

Quelques souvenirs d'André Aubrun… (18..)

« Son âme s'attendrissait facilement, nous dit son pieux maître, quand on lui parlait du grand amour de Notre-Seigneur pour les hommes et de l'ingratitude dont il est si souvent abreuvé.
Dans sa candeur et sa naïveté toute innocente, il avait peine à comprendre comment l'homme peut ne pas ardemment aimer un Dieu si bon et si condescendant.
« Au seul mot de première communion, son regard prenait une expression de vif désir et de joie intime. On sentait que là tendaient les plus vives aspirations de son âme, les plus fortes affections de son cœur. »
Source : Gallica

Quelques souvenirs d'André Aubrun… (18..)

Sans doute il disait, comme autrefois saint Pierre : « Seigneur, dans le monde on ne vous connait pas; mais moi, je vous le dis: vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »
En lui c'était l'adoration, c'était la confiance, c'était l'amour.
Les sacrés mystères s'accomplissaient. La consécration avait été faite ; le Vicaire de Jésus-Christ venait de communier. Il se retourna rayonnant, tenant entre ses mains l'Hostie vivante, la Manne des élus, le Pain du ciel. André s'approcha. Bientôt il reçut sur ses lèvres tremblantes le corps du divin Jésus.
Source : Gallica

Quelques souvenirs d'André Aubrun… (18..)

Chez eux, le maître n'est pas seulement le Professeur, il est le Père, justifiant pleinement ce nom si doux, consacré par la Religion et béni par la reconnaissance. Rien ne saisit le cœur comme le dévouement : de là les sentiments des enfants pour leurs Pères, de là ce lien étroit qui les rattache à leur tant aimé collège.
Ce qu'André éprouvait pour ses maîtres était plus que de l'affection, c'était un vrai culte.
Source : Gallica

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