Résumé

Réponse à la brochure de M. Sénéquier… (1861)

Toulon est naturellement en état de prospérité et d'accroissement progressif, sans être chef-lieu de département : Toulon est, et devient une ville de plus en plus florissante ; Draguignan tombe dans le dépérissement et la ruine, si on lui ôte cet élément de vie, puissant, mais presque exclusif; depuis soixante ans, il est en possession de la préfecture; pour justifier aujourd'hui la brusque dépossession de l'autorité, pour laquelle on a élevé un si brillant
hôtel, il faudrait qu'il existât des raisons décisives, sous le rapport des avantages généraux des habitants du Var.
Source : Gallica

Réponse à la brochure de M. Sénéquier… (1861)

En effet, les dépenses faites à Draguignan sont à recommencer sur une très vaste échelle à Toulon. Cette ville en s'agrandissant, doit s'embellir de monuments publics, eréés sur le plan le plus grandiose, elle doit se doter d'un vaste réseau de chemins , non seulement pour l'utilité, mais encor pour le luxe, et qui doit supporter les frais de toutes ces créations? le département. Les fonds ordinaires ne suffiront pas, il faudra de nouveaux emprunts et de nouveaux impôts dans une mesure indéterminée. Toujan, en un mot, sera un gouffre insatiable et deviendra la ruine du département.
Source : Gallica

Réponse à la brochure de M. Sénéquier… (1861)

D'un autre côté, Cotignac a, déjà, contribué pour la construction d'un hôtel de préfecture, relativement superbe, Toulon, privilégié, voudrait nécessairement avoir un hôtel encore plus grandiose et plus beau; après l'hôtel, le palais de la cour d'assises ; après ce palais, des casernes, des prisons plus spacieuses, etc. Enfin, on ne saurait le contester : Toulon, ville maritime, absorbe, déjà, des ressources immenses; Toulon, chef-lieu, deviendrait un gouffre où s'engloutiraient tous les revenus du département.
Source : Gallica

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