Résumé

Rêve, ou vision de Buonaparte le lendemain de l'accouchement de l'impératrice Marie-Louise… (1814)

Va, nous te plaignons bien sincèrement, mais que ce Napoléon est terrible, et puis sais-tu que ce coquin de R... a laissé ici une escouade d'espions ? C'est pour toi que notre bon petit roi se soumet à tout ; ildit qu'il déserterait le trône, si l'on t'enlevait à lui. Ah ! c'est que tu as plus d'esprit que nous tous, je crois même que tu nous en donnes ; je ne sais si c'est faute d'esprit ou de gaîté, mais nous avons été bien bêtes depuis que tu n'es plus avec nous. Le cher Jérôme ne parle que de toi.
Source : Gallica

Rêve, ou vision de Buonaparte le lendemain de l'accouchement de l'impératrice Marie-Louise… (1814)

Ceuxci me regardèrent avec calme, et sans me donner aucun signe de pitié ni de haine, ils suivirent le cercueil qui renfermait les restes de leur compatriote. J'entrai dans l'église : l'office des morts avait commencé : sur la tenture noire qui tapissait les murs, étaient mille fois répétés les mots suivans : « Les fidèles sont invités à prier pour les victimes de la longue et sanglante révolution, qu'il a plu à Dieu de terminer par un acte de sa clémence et de sa justice. »
Source : Gallica

Rêve, ou vision de Buonaparte le lendemain de l'accouchement de l'impératrice Marie-Louise… (1814)

Un prêtre vénérable, dont la figure m'était inconnue, s'avança vers moi, et me dit : « Napoléon Buonaparte, voilà quatre de vos victimes, elles ont été assassinées par vos ordres, vous avez violé toutes les lois divines et humaines, priez pour désarmer la vengeance céleste ; celle des hommes vous attend, elle va faire de vous un exemple nécessaire. » « Je suis empereur, » m'écriai-je, je,ne dois compte qu'à Dieu de ma conduite. Quels mortels seraient assez audacieux pour la juger et la punir ?
Source : Gallica

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