Résumé

Victor de Stenay Portraiture d’une famille prussienne

Vraiment, il est amusant comme Polichinelle ce grand Touche-à-tout ! Il a tant de cœur pour soutenir son rôle de saltimbanque Naündorffiste, qu’il ne s’aperçoit pas de l’étalage qu’il fait une fois de plus de son jugement faux et de sa versatilité vraiment puérile.
L’Univers du 18 janvier 1887 ne manque pas de s’en moquer à cœur joie, en montrant bien entendu que M. l’abbé Touchatout est doué d’un « esprit très logique. » L’Univers cependant semble donner du relief aux pauvres Naündorff : il a tort de leur faire trop d’honneur en mettant sa critique en première page [13] .
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Victor de Stenay Portraiture d’une famille prussienne

Madame Laprade-Naündorff, vue de trois-quarts C’est la fille aînée, Jeanne-Amélie, née à Spandau le 31 août 1819. Elle a pu être une belle de nuit, mais elle n’a rien de la belle de jour ; elle pose comme une actrice prétentieuse et avec le sourire de la coquette contente d’elle : yeux petits et clignotants ; bouche grande, vilaine, à lèvre supérieure épaisse ; nez aquilin comme celui de son père, mais d’un calibre trop fort. En somme, rien de royal dans cette tête trop souvent surfaite par des flatteurs intéressés ou vendus.
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Victor de Stenay Portraiture d’une famille prussienne

Seulement, pour n’avoir pas de déception, il n’a pas encore fait annoncer, par la Légitimité, que sa précieuse moitié mérite de porter avec lui la couronne de France. Comprend-on qu’aucun Naündorffiste n’ait le cœur de parler des qualités de la « reine Hermina ? » Ne serait-elle pas dans la catégorie de toutes les honnêtes femmes qui en ont plus ou moins ? Et sa photographie, pourquoi ne la lance-t-on pas dans le commerce comme celle des Naündorff ?
Entraîné par ses fidèles abusés et ses audacieux patrons, Naündorff III, dit Charles XI, se remue le plus possible.
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