Élie Reclus,
La Coopération, ou Les nouvelles associations ouvrières dans la Grande-Bretagne
“ Le maître qui donne à manger est le maître de la vie [4] . Le détenteur des instruments de travail peut exiger pour leur loyer tout ce qu’il lui plaira demander. Si, en face de quelques misérables affamés, le capitaliste condescend à ne pas employer sa fortune à brûler des feux d’artifice ou à casser des porcelaines de Sèvres, s’il daigne, moyennant salaire, donner du travail à quelque ouvrier, celui-ci, après avoir mangé son morceau de pain, n’a rien à réclamer. Le salaire lui-même, cette maigre pitance, est, pour ainsi dire, un don auquel le misérable n’a pas le droit de prétendre. ”
