Émile de Bonnechose

Émile de Bonnechose

Résumé

Portrait de Émile de Bonnechose Émile de Bonnechose Jean Hus et le concile de Constance… (1846)

Jean XXIII, de concert avec l'empereur, appela au concile tous ceux qui avaient quelque autorité dans la chrétienté. Ils projetaient non-seulement de réformer l'Eglise et d'éteindre le schisme, mais encore d'étouffer l'hérésie naissante. Or il y avait un homme en Bohême, qui, par le bruit de son nom, par ses écrits, par la hardiesse de sa parole, et surtout par l'éclat importun de ses vertus, représentait à lui seul tous les novateurs de l'Europe : c'était Jean Hus ; il fallait les confondre en sa personne : il fut cité devant le concile.
Source : Gallica

Portrait de Émile de Bonnechose Émile de Bonnechose Jean Hus et le concile de Constance… (1846)

La simonie dont les pontifes donnaient l'exemple avait gagné la masse entière du clergé ; la Bohême, la Moravie, une partie de l'Allemagne, l'Angleterre étaient agitées par les opinions nouvelles : plus de piété parmi les laïques et les prêtres, mais une rivalité de superstitions qui substituait des pratiques mortes à la régénération du coeur. C'était peu de l'anarchie où l'Europe était plongée; on entendait gronder sur ses frontières les hordes musulmanes qui s'avançaient comme des vagues furieuses pour laver tant d'iniquités et effacer toutes les souillures de l'Eglise en l'engloutissant.
Source : Gallica

Portrait de Émile de Bonnechose Émile de Bonnechose Jean Hus et le concile de Constance… (1846)

Dans l'Eucharistie, il rejetait la présence réelle, la doctrine de la transsubstantiation, qu'il regardait comme impie et comme plus injurieuse au bon sens qu'aucune chose que les hommes aient jamais été induits à croire en aucun temps. Wycliffe se proposa toute sa vie deux choses, l'une à l'égard du clergé, l'autre à l'égard des fidèles; il voulait rappeler le première la discipline antique, aux bonnes moeurs, et développer le christianisme dans les autres par l'action libre et constante de leurs plus nobles facultés, de celles qui constituent l'homme même, savoir la conscience et la raison.
Source : Gallica

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