Étienne Houvet

Résumé

Étienne Houvet Cathédrale de Chartres (1952)

Non; les artistes ont simplement cherché à nous donner une idée de la cité mystique où l'âme rencontre Dieu sans effort; ils ont tenu à faire de ce lieu un séjour digne de la Vierge qu'ils vénéraient.
Quelques pas et nous arrivons, derrière le chœur, à ce déambulatoire voûté avec tant de science, véritable forêt de palmiers de pierre. La lumière se fait plus
douce, les voûtes, les colonnes, le pavage baignent dans une clarté tamisée par une multitude de pierres précieuses, et l'âme se sent enveloppée comme d'une atmosphère céleste.
Source : Gallica

Étienne Houvet Cathédrale de Chartres (1952)

Dirigeons nos pas vers le portail sud en passant devant un escalier ajouré d'élégantes claires-voies reliant avec beaucoup de grâce la cathédrale à la chapelle Saint-Piat. L'emplacement idéal pour admirer l'ensemble est l'angle de la place, tout près de la maison des Clercs. Nous sommes saisis par la belle perspective de la flèche du XIIe siècle qui, d'un seul jet, s'élance du sol et fuse vers le ciel sans aucune transition apparente, grâce à un savant passage du carré à l'octogone.
Source : Gallica

Étienne Houvet Cathédrale de Chartres (1952)

Les portails du transept offrent un tout autre aspect : l'art, selon nous, y est plus humain. Regardez au porche sud le Christ enseignant : il figure, tel que nous le rêvons, le Dieu descendu du ciel, le Verbe incarné. Il est au milieu de ses apôtres : ce n'est plus la majesté qui domine en sa personne, mais la bonté : on croît voir un nuage de tristesse assombrir sa physionomie ; ne dirait-on pas qu'il a conscience que sa mission auprès des hommes sera difficile ?
Toute son Eglise est à ses côtés. Dans la baie de gauche, ce sont les saints martyrs.
Source : Gallica

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