J.-K. Huysmans

J.-K. Huysmans

Résumé

Portrait de J.-K. Huysmans J.-K. Huysmans,  Trois Églises

“ La première impression, lorsqu’on pénètre dans la nef, est imposante. Le vaisseau jaillit d’un bond, avec ses murs, allégés par des vitres, dans les airs ; on respire la senteur d’une bonne, d’une vieille église, si placide, si recueillie, alors que l’on vient de quitter le vacarme commerçant de la rue Saint-Martin ; mais cette impression se fâche, si on lève les yeux et si l’on regarde, en haut, le fond de la nef et le maître-autel, car l’abside s’illumine de trois lames de verre dont l’aspect criard, dans cette atmosphère apaisée, détonne ”
Source : Gutenberg

Portrait de J.-K. Huysmans J.-K. Huysmans,  Trois Églises

“ Et ces avatars successifs d’alentours — de temple Renaissance, de chapelle de bourgade et d’église flamande — font vraiment de cet obscur refuge un tremplin unique à Paris, de rêves.
Pour rester dans la réalité, l’on peut dater du seizième siècle cette abside ; elle est biscornue, de forme divagante ; la vérité est que ses chapelles sont refoulées, d’une part, par l’alignement de la rue qui les cerne ; de l’autre, elles sont entamées par le presbytère et la sacristie, si bien qu’elles vont de guingois, plus larges ou plus longues les unes que les autres.
”
Source : Gutenberg

Portrait de J.-K. Huysmans J.-K. Huysmans,  Trois Églises

“ Saint-Thomas-d’Aquin, par exemple, est une salle de théâtre, garnie de très réelles baignoires qui tournent autour de la scène, là où se dresse le grand autel ; son décor hésite, ne se livre pas, tente presque de donner le change en établissant un vague compromis entre une salle pour ballets et un sanctuaire. C’est une œuvre hybride, un oratoire de danseuses. Si l’on veut contempler un ensemble surprenant d’église du temps demeurée intacte et conçue pour l’unique plaisir de confectionner du joli et du futile, c’est à Mayence qu’il faut aller. ”
Source : Gutenberg

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