Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre

Définition et enjeux

Louis-Aimé Martin Oeuvres posthumes de Jacques-Henri-Bernardin de Saint-Pierre (1833)

Aucun souffle ne ternit cette fleur délicate, qui répand les parfums du ciel. Elle aime de l'amour des anges, et sa dernière action est sublime, car, au moment où elle peut espérer d'être heureuse, elle donne sa vie pour ne pas manquer à la pudeur. Ainsi les tableaux de Bernardin de Saint-Pierre ont toujours quelque chose d'idéal, sans cependant jamais sortir de la nature ; il est comme ces statuaires des temps antiques, qui reproduisaient la figure humaine avec des proportions si parfaites, que sous une forme mortelle on reconnaissait une divinité.
Source : Gallica

Louis-Aimé Martin Oeuvres posthumes de Jacques-Henri-Bernardin de Saint-Pierre (1833)

Tel fut le sort de Bernardin de Saint-Pierre : on lui reprocha l'esprit systématique, comme si cet esprit n'était pas celui de toutes les sciences, comme s'il ne faisait pas partie de son admirable talent : non seulement il lui doit les plus heureuses découvertes, mais en se livrant à ses inspirations, il s'ouvre de tous côtés des roules nouvelles, et nous fait entrevoir une multitude de perspectives aussi ravissantes qu'inattendues.
Source : Gallica

Louis-Aimé Martin Oeuvres posthumes de Jacques-Henri-Bernardin de Saint-Pierre (1833)

La patrie ! la patrie! car depuis le règne du crime il n'avait plus d'autre patrie que la nature. On dit que Newton, retiré à la campagne dans le temps d'une peste qui désolait Londres, trouva les lois harmoniques des mondes en voyant tomber une pomme : ainsi Bernardin de Saint-Pierre, loin des tempêtes révolutionnaires, cherchait dans son coeur les harmonies qui devraient rapprocher les hommes, Il se reposait au sein de la nature comme un fruit abattu par les vents se repose sur la terre qui l'a nourri.
Source : Gallica

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