Judith Gautier,
Le Dragon Impérial
“ Ko-Li-Tsin se hâta de lire les vers de son compagnon. Ils étaient conformes aux bonnes règles, et disaient : Pendant le sommeil les pensées de l’homme, sortant de son esprit, se promènent devant ses yeux, et les rêves de la nuit comblent les désirs du jour. Le pauvre se voit riche, et l’homme vil se voit glorieux. Celui qui, pleurant sa bien-aimée absente, s’endort dans ses larmes refroidies, sent la tête de celle qu’il adore penchée vers son épaule. Le poète converse avec Kong-Fou-Tzé ; le mandarin se croit empereur. ”
