Alfred Lagrésille

Élements biographiques

Alfred Lagrésille Du Vagabondage et de la transportation… (1881)

L'exercice de tout métier ou profession, dès qu'il fournit à l'agent un moyen de subsistance, doit détruire la prévention. La loi ne charge le juge que de vérifier si un métier existe, sans l'appeler à apprécier ni sa nature, ni sa moralité. Quelque inavouable que soit, dans le sens mondain du terme, l'occupation d'où l'individu tire ses ressources, il peut l'invoquer, et il faut aller jusqu'à reconnaître que le commerce honteux dont vit une fille publique lui constitue légalement une profession.
Source : Gallica

Alfred Lagrésille Du Vagabondage et de la transportation… (1881)

Dans l'un et dans l'autre cas, le danger que présente le manque de toute ressource, la misère jointe à l'absence de résidence, se trouve écarté ; il devient possible à l'individu d'acquérir à tout moment cette habitation. Possesseur d'une fortune ou d'un révenu, il offre une garantie à la société. Se livrant à un travail régulier, il y tient une place et il échappe au reproche d'immoralité. S'il choisit une vie errante, cette existence, ne constitue dès lors qu'une habitude bizarre, elle n'est plus un sujet, d'inquiétude, elle n'entraîne.
Source : Gallica

Alfred Lagrésille Du Vagabondage et de la transportation… (1881)

Le travail est donné généralement à l'entreprise : un industriel fournit à tous les détenus renfermés dans une maison d'arrêt ou de justice une même occupation ; elle doit être simple, ne demander aucun apprentissage, être possible : à toutes les intelligences et à tous les bras ; elle ne peut offrir par conséquent, ni attrait, ni gain convenable, ni être propre à inspirer au condamné le goût du travail, ni lui être de quelque utilité pour l'avenir.
La mise du vagabond sous la surveillance de la haute police est non moins inefficace.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature