Frédéric Delacroix, Les procès de sorcellerie au XVIIe siècle… (1896)
“ Les tribunaux ecclésiastiques ne devaient infliger aucune peine de sang, aucune mutilation; pour l'exécution de la peine, ils livraient le condamné au bras séculier; mais ils pouvaient prononcer des peines d'emprisonnement. L'officialité et l'inquisition avaient des prisons spéciales. La mort n'efface pas la tache de sorcellerie. Ce crime de lèse-majesté divine et humaine peut être poursuivi après la mort de son auteur. Si un sorcier meurt en prison, c'est le diable qui l'a tué pour l'enlever à la justice; on s'acharne après son cadavre. ”
