Frédéric Delacroix

Élements biographiques

Frédéric Delacroix Les procès de sorcellerie au XVIIe siècle… (1896)

Les tribunaux ecclésiastiques ne devaient infliger aucune peine de sang, aucune mutilation; pour l'exécution de la peine, ils livraient le condamné au bras séculier; mais ils pouvaient prononcer des peines d'emprisonnement. L'officialité et l'inquisition avaient des prisons spéciales.
La mort n'efface pas la tache de sorcellerie. Ce crime de lèse-majesté divine et humaine peut être poursuivi après la mort de son auteur.
Si un sorcier meurt en prison, c'est le diable qui l'a tué pour l'enlever à la justice; on s'acharne après son cadavre.
Source : Gallica

Frédéric Delacroix Les procès de sorcellerie au XVIIe siècle… (1896)

On dirait qu'ils ont vécu dans la plus grande intimité avec le diable, et qu'il leur a révélé tous ses secrets. Ils connaissent ses moeurs, ses habitudes, son pouvoir, ses communications avec les hommes, ses artifices et toutes les lois de son pouvoir. Ils décrivent les monstruosités du sabbat, racontent les crimes des sorciers, indiquent les procédures à suivre, les peines à appliquer, et font, en les approuvant, le récit détaillé d'une foule de procès de sorcellerie, fondés presque toujours sur les mêmes accusations.
Source : Gallica

Frédéric Delacroix Les procès de sorcellerie au XVIIe siècle… (1896)

La véritable aristocratie au XVIIee siècle, la plus tyrannique, la plus redoutée et la plus enveloppante, est celle de Satan. Si l'on compare son règne à celui de Louis XIV, le Roisoleil s'efface devant le Prince des ténèbres. Le diable a son culte, ses prophètes, ses adorateurs, ses historiographes, des lieutenants et des apôtres dignes de lui. Il dispute au ciel ses prêtres, son encens et ses autels. Il fait des prodiges, commande aux éléments, dispose de la santé, de la fortune, de la vie des hommes, fait tous les jours de nouvelles recrues et de nouvelles victimes.
Source : Gallica

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