Guillaume Louis Alexandre de Bordes de Folligny, Journal de la campagne de Suède et de Danemark… (1904)
“ Le bal étant sur la fin, le Roy et toute sa suitte a rentré dans les appartements, et c'est dans ce temps-là que Monsieur le Marquis d'Antin a voulu prendre congé du Roy. Aprez les compliments réciproques, le Roy a tiré de son côté une épée d'or, toute neuve et fort massive qu'il avoit prise exprez : Voilà ! a-t-il dit à Monsieur d'Antin, ce que j'ai de plus cher ; vous êtes jeune et vous vous en servirez utilement ; je vous prie de l'accepter comme une marque de mon amitié. ”
