Jean Paul Tailhade,  Lettres médico-topographiques à un ancien condisciple… (1836)

“ En général, la peau est d'un brun foncé, surtout au visage ; soit que cela tienne aux travaux pénibles auxquels il se livre sans ménagement dans toutes les saisons, soit que cela dépende de son tempérament, qui est le sanguin sans mélange, porté à un très-haut degré. Il a les cheveux et les yeux noirs, les dents bien conservées, la bouche saine ; ses traits sont communs ; mais s'il n'a pas la beauté en partage, au moins annonce-t-il une santé robuste, et il faut convenir qu'en ceci, les apparences sont presque toujours d'accord avec la réalité. ”
Source : Gallica

Jean Paul Tailhade,  Lettre à M. Casaugrand, docteur-médecin à Montrejeau… (1827)

“ Un pareil froid serait dangereux, peut-être même mortel ; mais s'il parle d'un froid modéré, et en rapport avec la force d'expansion du sujet qui l'éprouve, il a tort. L'expérience est là qui le condamne.
Quant aux faiblesses produites par quelque phlegmasie des viscères, comme, de l'aveu même de Broussais, le froid est un excitant à l'intérieur, ses prétentions, à cet égard, le mettent en contradiction avec lui-même ; car il est clair que , dans ce cas, le froid ne pourrait être que nuisible, puisqu'il irait à augmenter la cause du mal.
”
Source : Gallica

Jean Paul Tailhade,  Lettre à M. Casaugrand, docteur-médecin à Montrejeau… (1827)

“ Quel motif peuvent-ils donc avoir pour nier l'activité de l'unité physiologique , quand l'analogie d'accord avec les faits l'établit irrécusablement ?
Il me semble que c'est à l'ignorance de cette vérité que tiennent les prétentions des solidistes du jour sur la fréquence presque exclusive de l'irritation. N'admettant pas l'activité du principe de vie, ils disent, avec Bordeu, que les actes vitaux sont toujours le résultat d'une incitation ; mais alors la maladie est une véritable réaction; alors encore elle doit toujours être de nature sthénique.
”
Source : Gallica

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