Louis de Charolais, L'Inde française : deux années sur la côte de Coromandel (1877)
“ Je portai la main sur mon coeur en signe d'adieu à la foule, qui reprit lentement le chemin de Pondichéry. A partir de ce moment, la marche de mon équipage prit l'allure calme et majestueuse qui convient à des boeufs traînant une grandeur déchue, et j'arrivai à Madras sans autre incident que celui qui m'attendait à Saint-Thomé, sur l'une des hauteurs qui dominent la ville. Un corps d'armée de la Compagnie s'y livrait à des manoeuvres au moment où ma caravane défilait. La musique d'un régiment de higlanders se fit entendre alors; ce fut un chant français très-connu qui frappa mon oreille. ”
