Léon Bazin

Élements biographiques

Léon Bazin Comment défendre notre marine marchande… (1916)

Le commerce maritime est le plus difficile de tous et comme il est la manifestation la plus apparente, en même temps que là plus réelle, de la puissance économique d'un pays, les pouvoirs publics n'ont pas hésité, lorsqu'il le fallait, à aider directement l'armement national et à lui donner les moyens de lutter contre les concurrents. Il n'est pas, je pense, un gouvernement qui ne comprenne que les intérêts de l'armement se confondent avec les intérêts généraux du pays, et que les succès d'une grande entreprise de navigation sont une victoire pour la nation dont elle porte le pavillon.
Source : Gallica

Léon Bazin Comment défendre notre marine marchande… (1916)

Le régime de la Marine marchande, qu'il se manifeste par des taxes douanières, comme en France jusqu'en 1866, qu'il consiste en mesures de protection diverses, plus ou moins directes, plus ou moins apparentes, comme en Norvège et en Allemagne, ou qu'il se traduise par des primes et subventions, comme en Italie, en Autriche, en Espagne, en Russie ou au Japon, a toujours été l'une des grandes préoccupations de tous les gouvernements, en France comme à l'étranger. Les primes sont de plus en plus critiquées ; en fait, elles se répandent de plus en plus, et cela se comprend.
Source : Gallica

Léon Bazin Comment défendre notre marine marchande… (1916)

On a, sans doute, la ressource du moteur étranger, mais certain article de la loi, l'article 12, réserve le bénéfice des primes à la construction aux navires dont la coque, ainsi que les machines motrices et les chaudières, ont été construites en France, c'est-à-dire qu'un navire dont les machines motrices proviennent de l'étranger ne peut rien recevoir, non pas seulement pour ces machines — ce qui se comprend parfaitement — mais même pour la coque qui serait construite en France. On aperçoit le but de cette disposition : c'est de protéger notre métallurgie.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature