MM. Jean Reynaud et Édouard Charton

Élements biographiques

MM. Jean Reynaud et Édouard Charton Le Tour du monde

Plus on avance, plus on se sent tout à la fois refroidi et étouffé. On arrive entre des cellules converties en chambrettes, où l’on peut loger, dit-on, jusqu’à trois cents personnes. Ce sont de vrais malades qui, aux portes de ces petits cachots, apparaissent comme des ombres maigres, pâles, claudicantes, avec un air peiné d’être vues. Il n’y a pas là de quoi rire. À Hof-Ragaz, on vient plutôt, je crois bien, chercher le repos, jouir de la pureté de l’atmosphère et de la beauté du site, que faire des cures sérieuses : on s’y baigne...
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MM. Jean Reynaud et Édouard Charton Le Tour du monde

Avant qu’on eût pratiqué au-dessus du lit de la Tamina une galerie suspendue au rocher qui permet de l’atteindre, la source ne paraissait donc aux yeux des hommes que dans les profondeurs d’un gouffre obscur, taillé a pic, et du sein duquel s’échappaient les vapeurs en même temps que le retentissement des eaux tumultueuses du torrent contrarié dans sa marche. Selon la tradition, c’est au onzième siècle seulement que se serait effectuée la découverte de cette source destinée à remédier si efficacement à une partie des maux qui affligent l’humanité !
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MM. Jean Reynaud et Édouard Charton Le Tour du monde

Mais, âmes sensibles, n’interrogez aucun des hôtes du couvent de Pfäfers sur sa santé : il vous répondrait inévitablement : Dyscrasie, adynamie, cardialgie, pyrosie, pléthore, hypocondrie, dysménorrhée, aménorrhée, exanthèmes, pityriase, à peu près tous les maux de la pauvre humanité ! Celui qui souffre très-réellement s’inquiète peu de la beauté des paysages, évite la société des gens heureux de Ragaz, brave l’ennui, et se met en retraite au plus près des sources.
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