Mis Pallavicini de Bussolase

Élements biographiques

Mis Pallavicini de Bussolase Mémoires sur la campagne de 1794 en Italie (1904)

On était dans la neige jusqu'aux genoux ; le vent y dominait impétueusement ; c'était affreux d'entendre dans cette redoute les blessés qu'on y transportait et les mourants percer les oreilles de l'humanité avec leurs cris lamentables ; la tourmente le suivait et le sommeil tourmentait tout le monde. Enfin on fit retirer dans la redoute de Fels, fort tard, le bataillon des chasseurs qui y resta jusqu'à une heure avant jour, qui fut envoyé à la droite de la redoute au-dessous des retranchements avec le ier bataillon de Pignerol.
Source : Gallica

Mis Pallavicini de Bussolase Mémoires sur la campagne de 1794 en Italie (1904)

Le marquis Pallavicini lui répondit que le bataillon qu'il avait l'honneur de commander ne s'était jamais retiré en face de l'ennemi, qu'un simple poste de peu d'hommes aurait suffi pour donner avis de l'approche de l'ennemi, que puisqu'il lui défendait de se battre, il le suppliait d'épargner à lui-même, au bataillon entier et à l'honneur de ses drapeaux la honte d'une retraite qui, d'ailleurs aurait été contraire au but du général de nous épargner, puisque l'ennemi gagnant les hauteurs que nous abandonnions, il avait tout l'avantage du terrain.
Source : Gallica

Mis Pallavicini de Bussolase Mémoires sur la campagne de 1794 en Italie (1904)

C'était donc une chimère que de penser à résister aux efforts d'un ennemi si supérieur en force ; il ne restait donc d'autre ressource que de faire en grand ce que Montaud avait fait en petit, de soutenir la réputation du régiment, et l'ennemi n'aurait eu le Pret et mont Mô qu'en anéantissant tout le régiment de Mondovi. Le Piémont entier aurait été témoin de notre valeur;, nous aspirions à l'immortalité et nous allions renouveler l'exemple si célèbre des 300 Spartiates qui sacrifièrent si généreusement leur vie aux Thermopyles.
Source : Gallica

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