Pierre Hédouin,  M. Michaud,... Quelques particularités de sa vie… (1841)

“ Mon sein n'est point un sûr asile Contre l'orage et son courroux ; Va chercher un lieu plus tranquille Pour être à l'abri do ses coups. Va sur ce tertre solitaire, Couvert de funèbres tombeaux : C'est là, fille des bois, qu'est la paix de la terre ; C'est là qu'on trouve le repos.
Mais d'une vie infortunée Si tu viens m'annoncer la fin, Jusqu'à ma dernière journée Ah ! reste, reste sur mon sein ! C'est alors que bravant l'injure Des aquilons et du destin, Nous trouverons la paix qu'à toute la nature Hélas !
”
Source : Gallica

Pierre Hédouin,  Notice historique sur P.-A. de Monsigny… (1821)

“ Ces compositions cependant étaient loin d'avoir l'ensemble et le mérite de celles que Monsigny fit depuis. Quelque talent qu'ait un musicien, il faut qu'il soit aidé par l'auteur du drame qu'il met en musique ; il faut surtout qu'il y ait entre eux cet accord d'âme, cette harmonie d'intelligence qui donnent à leur ouvrage l'unité d'intention, véritable type de la perfection dans les arts.
Il existait alors, à Paris, un homme que la nature avait créé pour faire des opéras-comiques, comme elle avait créé Monsigny pour faire des chants dramatiques et mélodieux: cet homme était Sedaine.
”
Source : Gallica

Pierre Hédouin,  Port d'Ambleteuse dans le Pas-de-Calais… (1834)

“ Lors du vaste projet que Napoléon, encore premier consul, forma contre l'Angleterre, il entra dans les plans de cet homme extraordinaire de rétablir le port d'Ambleteuse. En 1805, et dans le court espace de vingt-un jours, la troisième division militaire de l'armée des côtes de l'Océan fit l'extraction de 14.587 pieds cubes de terre, et acheva le bassin. L'activité de ce génie brûlant semblait avoir passé dans l'âme de ses soldats, qui, comme les soldats de César, se délassaient des fatigues de la guerre en maniant la sonde et la pioche. ”
Source : Gallica

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