René Biémont, Le petit-fils d'Obermann (2e édition suivie de L'histoire d'un pinson… (1880)
“ Hélas ! une douleur sans trêve Est celle de l'esprit qui rêve La gloire qu'il ne peut saisir ; Et cette perle qui vous charme, D'un poète c'est une larme ; Car chanter, pour lui, c'est souffrir. Lorsque j'eus terminé ce chant plaintif, je vis que Jean pleurait, et ce fut d'une voix émue qu'il s'écria : — Quelle délicieuse surprise! J'eus la folie de croire un moment que Félicia m'aimait. — Elle vous aima, n'en doutez pas. Toute actrice fanatique de son art aime sincèrement l'auteur de son triomphe, et Félicia en obtint un grand ce soir-là. ”
