Robert Angot de L'Éperonnière, Les exercices de ce temps (1924)
“ Sans peur et sans etfroy de chose qui survienne, Que le Ciel périssant les abysmes devienne, Que la mer se déborde au devant de nos yeux, Ou que la terre basse escallade les Cieux : Tout m'est indifférent, pourveu que j'ave un verre A l'ombre d'une treille, où couronné de lierre, Je noye les ennuis, les procez, le soucy. L'ire, l'ambition et les amours aussi : Pour richesses, grandeurs, pour tout bien je desire A mon corps clair et net, santé qui ne s'empire, A l'esprit liberté, jugement et raison, Et, pour comble de biens, la paix dans ma maison N'est-ce pas là la doctrine d'Epicure ? ”
