Société archéologique du Finistère

Élements biographiques

Société archéologique du Finistère Catalogue du musée archéologique et du musée des anciens costumes bretons de la ville de Quimper (1885)

Quant à la coiffe, c'est surtout à la forme si variée de cette partie du vêtement que s'est exercé le génie de la femme bretonne.
C'est ici le lieu de faire remarquer qu'aucune province en France n'offre une aussi grande variété de costumes; non pas qu'il n'existât un type commun faisant le fond de l'habillement, mais dans la catégorie même de ceux qui semblent absolument identiques, régnent, ou plutôt régnaient des différences plus ou moins sensibles, en sorte qu'on serait tenté de croire qu'il apparaissait en Basse-Bretagne, autant de variétés dans le costume qu'il existe de paroisses.
Source : Gallica

Société archéologique du Finistère Catalogue du musée archéologique et du musée des anciens costumes bretons de la ville de Quimper (1885)

Le jeune paysan qui arrive en ville, use sa garde robe campagnarde; et, quand il s'agit de la renouveler,la confection lui donne, au plus juste prix, l'habit de tout le monde, sous lequel, hors du village, il aime à cacher son individualité.
A la campagne, c'est le laisser aller du paysan qui le gagne. La blouse bleue commence à se substituer au chupen (1) ; elle est bleue, on voit encore le gilet et les broderies. Mais la blouse tend encore à s'allonger, et quand on ne pourra plus montrer son gilet, adieu broderies, adieu costume.
Source : Gallica

Société archéologique du Finistère Catalogue du musée archéologique et du musée des anciens costumes bretons de la ville de Quimper (1885)

Les broderies tiennent une place trop considérable, par leur importance et leur originalité, dans le costume des hommes et des femmes de la Basse-Bretagne, pour que nous ne nous arrêtions pas un instant sur leur caractère artistique et sur leur origine.
Les broderies qui se rencontrent sur les vêtements Cornouaillais ont un cachet particulier, qui les fait reconnaître tout de suite. Ces couleurs vives et brillantes, ces enroulements d'une grande variété, forment un mélange qui rappelle involontairement les dessins et les couleurs fondus des tissus indiens.
Source : Gallica

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