Adrien Paimblant du Rouil

Résumé

Adrien Paimblant du Rouil Normandie délivrée : Formigny.… (1903)

La muse d'Olivier Basselin tient un verre de bère doré (48) ; elle est en belle humeur. Mais, s'il sourit, joyeux, au vin des pommiers ; encore le brave foulon virois a plus grand amour de la terre de Normandie. Quelle horreur pour l'Anglais, qui dévaste sa chère province ! Dans le cœur des siens, il ne jette pas seulement sa haine et son courage ; sans trêve, son patriotisme poursuit l'ennemi et, de sa versification quelque peu fruste, triviale à l'occasion, la pensée jaillit fine et acérée. Il chante jusqu'à ce que l'envahisseur soit bouté hors de chez nous.
Source : Gallica

Adrien Paimblant du Rouil Normandie délivrée : Formigny.… (1903)

Les années 1433 et 1434 virent de tumultueux soulèvements contre les Anglais, ces odieux court-vêtus, ces godons ou goddams détestés, que le peuple baptisait avec les surnoms, empruntés au vocabulaire d'Olivier Basselin. Une vaste conspiration se noua dans le Bessin et le Pays de Caen , depuis Bayeux jusqu'à Honfleur. Quatrepié (ou Cantepie) le « principal entrepreneur », comme dit Jean Chartier, était « un de ces paysans, dont la nature énergique et rusée flaire et devine ce que la science apprend aux autres ».
Source : Gallica

Adrien Paimblant du Rouil Normandie délivrée : Formigny.… (1903)

Sans que personne s'en doutât, invisible, la bonne fée était de la partie. Elle conduisait si adroitement le bras et la lance de Robert, que Brun ne savait arriver assez vite à la parade. Non seulement, il n'avait pas le temps d'attaquer son adversaire, mais celuici était si pressant à droite, à gauche ; partout à la fois qu'exténue, à bout de souffle, le géant n'eut bientôt plus la force de se défendre. Un coup de lance releva la visière de son casque , qui fut jeté à terre et l'on vit l'effroi, sur ce visage affreux, habitué à se rire de l'agonie des vaincus.
Source : Gallica

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