Résumé

Albert Du Boys Sébastien de Planta (1770-1839… (1862)

Faites-moi donc la grâce de retirer mon coeur abusé de l'amour de moi-même et de ce misérable monde, pour le tourner vers vous seul ! enseignez-moi à bien connaître ce ver venimeux qui habite en moi, qui ronge et empoisonne mon âme, je veux dire l'amour-propre, l'honneur propre, la volonté éprise de soi. Ah ! ce coeur, qui devrait ne battre que pour vous, il est incessamment occupé de lui-même, de la gloire et de son intérêt ; il s'est fait lui-même sa propre idole ; il se flatte, il se caresse, il s'aime, il s'honore par-dessus tout.
Source : Gallica

Albert Du Boys Sébastien de Planta (1770-1839… (1862)

On voit dans le commencement de ce portrait des regrets qui s'échappent en passant, et, à la fin, Planta accuse en lui-même une activité, une force, un courage dont il ne sait que faire et qu'il ne demande qu'à dépenser au dehors.
Bientôt pourtant, cette intrépidité qui l'avait rendu si brillant dans les combats, il la portera dans l'étude; mais, chose singulière, il ne s'appliquera pas à la stratégie militaire, science qu'il a aimée et poussée assez loin ; l'histoire aura peu d'attraits pour lui, quoiqu'elle soit l'image la plus vive de la vie humaine.
Source : Gallica

Albert Du Boys Sébastien de Planta (1770-1839… (1862)

Ainsi je voudrais te donner une légère idée de l'admirable influence que le christianisme a exercée sur tout le système de la civilisation. Je ne connais pas une de nos sciences, un de nos arts, muis surtout le grand art de la vie humaine, qui n'ait les plus grandes obligations à l'Evangile. Or, tu vois clairement que chaque article demanderait à être traité par un homme du métier; et pour peu qu'il joignît un coeur tendre et une âme élevée à la connaissance approfondie de l'art qu'il cultive, nul doute qu'il n'opérât dans ton esprit une conviction lumineuse, une bienfaisante persuasion.
Source : Gallica

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