Résumé

Portrait de Alfred Martineau Alfred Martineau Dupleix et l’Inde française/3

Lorsqu’on prononce le nom de Dupleix, le plus ignorant des Français reconnait d’abord en lui un ennemi de l’Angleterre et c’est pourquoi son souvenir est resté si vivace et si populaire en notre pays ; il nous rappelle beaucoup moins un empire perdu qu’il ne symbolise l’esprit de résistance à une nation qui, tout en participant à des coalitions paraissant avoir pour but un certain équilibre entre les peuples, n’a jamais eu d’autre désir que d’empêcher entre eux une réconciliation équitable, afin de mieux asseoir sa suprématie financière et économique.
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Portrait de Alfred Martineau Alfred Martineau Dupleix et l’Inde française/3

Le pouvoir que Mahamet Ali vous a donné, dites-vous, se borne à poser pour base du traité son ferme établissement dans le souba du Carnatic. Il me semble qu’il reconnaît bien mal tout ce qu’il vous doit en vous mettant si fort à la gêne. Comment un homme qui n’a d’autre pouvoir que celui que vous donnez pour faire la guerre, ose-t-il vous en donner si peu pour faire la paix ? Mais le procédé de Mahamet Ali à votre égard ne sera pas un obstacle à ce que nous allions en avant si vous le voulez.
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On ne relèverait pas ici cette étrange illusion, si elle n’avait eu pour sa politique les conséquences les plus fâcheuses. Pénétré de l’idée que Muzaffer j. et Chanda S. étaient les seuls souverains légitimes du Décan et du Carnatic, il ne voulut jamais admettre que les Anglais pussent avoir une opinion différente. Mis en face d’un principe de droit aussi bien établi, que pouvaient-ils faire sinon nous laisser le champ libre pour défendre la justice et la vérité ? On est étonné qu’un homme aussi avisé ait pu subordonner toute sa conduite à cette conception juridique.
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