Alphonse Daudet,
Les Rois en exil
(1879)
“ Le petit Zara parle, parle, comme tous les enfants après une fête, pressés de traduire par une petite bouche tout ce qu’ils ont amassé d’images, d’idées, d’événements, par les yeux. Élisée et la reine silencieux. Lui, tout frémissant encore, cherche à se rappeler tour à tour et à fuir la minute délicieuse et pénétrante qui lui a révélé le secret, le triste secret de sa vie. Frédérique songe à tout ce qu’elle vient de voir d’inconnu, de nouveau. Pour la première fois elle a senti battre le cœur du peuple ; elle a mis sa tête sur l’épaule du lion. ”
