Résumé

Alphonse Fournier-Sarlovèze Rappel des exilés et condamnés politiques de toutes les opinions et de tous les étages… (1845)

La mort a déjà fait sa part bien grande; elle a presque tout anéanti; tout a presque disparu de la terre : l'Empereur et son fils, sa mère et son oncle, trois de ses frères, trois de ses soeurs, la reine Hortense et l'Impératrice sa mère, le vice-roi son frère, trois de ses fils, et que sais-je encore?
Quel affreux ravage ; vous le voyez, tous ont péri tristement dans l'exil, la France dans le coeur et la patrie sur les lèvres à leur dernier soupir.
Messieurs, suivez vos nobles et généreuses inspirations; n'ayez pour guide que votre humanité
Source : Gallica

Alphonse Fournier-Sarlovèze Rappel des exilés et condamnés politiques de toutes les opinions et de tous les étages… (1845)

C'est encore là une des nécessités de la civilisation perfectionnée. Dire que le commerce tire tout à lui; fait pâture de tout; qu'il n'évalue même les affections privées qu'au taux de l'intérêt personnelle le répète, c'est l'accabler fort gratuitement d'épithètes injurieuses. On pourrait dire avec plus de vérité qu'il porte la civilisation dans les régions les moins peuplées ; qu'il enrichit les pays les plus pauvres ; leur assure le nécessaire ; soutient l'État et le fait vivre largement.
Il y a souvent plus de passion à décrier les choses que dans les choses elles-mêmes.
Source : Gallica

Alphonse Fournier-Sarlovèze Rappel des exilés et condamnés politiques de toutes les opinions et de tous les étages… (1845)

Enfin, jusque-là, nous ne sommes pas restés un seul jour sans combattre; c'est notre vie primitive, celle de toutes nos époques historiques ; le service militaire et la culture des terres, voilà le fond de notre nature, notre génie prédominant. On nous fera faire tout autre métier que celui de soldat et de laboureur; mais nous n'aurons jamais de constance et d'assiduité que pour cultiver la terre et défendre la patrie. Nous tenons de nos pères le goût des armes, et celui du labourage de la fertilité du sol; notre état normal est une épée d'une main et la charrue de l'autre
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature