Amédée de Pastoret,
Les Normands en Italie, ou Salerne délivrée…
(1818)
“ Vaine espérance ! une force inconnue Vers son Emma lui fait tourner les yeux ; Il la voit pâle, immobile, éperdue , Son cœur se brise, il accourt, et ses Dieux, L'honneur, le ciel, son père, ses ayeux, Tout va céder au tourment qui Je tue ; D'un geste doux, mais presqu'impérieux Emma l'arrête et lui montre les cieux : D'un long regard le guerrier la salue, Un long soupir achève ses adieux, Et les rochers la cachent à sa vue. Il fuit alors; sous des cieux étrangers, Sombre, muet, le désespoir dans l'ame, Il va chercher des devoirs, des dangers, La mort sur-tout, c'est la mort qu'il réclame. ”
