Auguste Dozon,
Poésies populaires Serbes
“ Je ne pense point quitter Charatz tant que ma tête sera sur mes épaules.—Mon frère, reprend la blanche Vila, personne ne t'enlèvera Charatz; et pour toi, tu ne peux mourir, ni de la main d'un guerrier, ni sous les coups du sabre tranchant, de la massue ou de la lance de guerre; car tu ne crains sur la terre aucun guerrier. Mais tu dois mourir, Marko, de la main de Dieu, l'antique tueur. Si tu ne veux me croire, quand tu seras au sommet de la montagne, regarde de droite à gauche; tu verras deux pins élancés, qui surpassent en hauteur la forêt que pare leur vert feuillage. ”
