Résumé

Portrait de Bertrand Nogaro Bertrand Nogaro Les prix agricoles mondiaux et la crise (1936)

Les variations de l'offre et de la demande, avons-nous vu, influent beaucoup plus sur les cours des matières premières et des denrées que sur les prix des produits manufacturés, parce que l'offre s'adapte beaucoup moins vite à la demande. Les variations des prix de gros sont aussi beaucoup plus fortes que celles des prix de détail, parce que leur marché, beaucoup plus rigoureusement organisé, est plus sensible, et aussi parce que les prix de revient du commerçant détaillant plus encore peut-être que ceux de l'industriel, comportent des éléments fixes, ou lentement compressibles.
Source : Gallica

Portrait de Bertrand Nogaro Bertrand Nogaro Les prix agricoles mondiaux et la crise (1936)

Sans doute, les conditions très différentes de la production, qui se traduisent par de grandes inégalités dans les prix de revient, ne permettent pas d'envisager, même abstraction faite des obstacles politiques et psychologiques, le retour à un régime de libre échange. On n'en doit pas moins retenir que, pour certains produits comme le blé, les fluctuations de la récolte sont très minimes dans le monde entier, alors que, dans un même pays, elles sont très considé rables d'une année à l'autre.
Source : Gallica

Portrait de Bertrand Nogaro Bertrand Nogaro Les prix agricoles mondiaux et la crise (1936)

Nous avons fait, en effet, pour quatre des plus grands marchés, marchés nettement distincts, largement autonomes l'un vis-à-vis de l'autre : celui du blé, celui de la viande, celui du sucre, celui du bois, cette même constatation : c'est la guerre qui est la cause essentielle du développement anormal de la production, et par là-même, de la constitution de stocks anormaux et de la chute des cours.
Source : Gallica

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