Résumé

Charles Ducroquet Les prothèses des amputés en chirurgie de guerre (1917)

On n'y fait pas de distinction selon le siège de l'amputation.
Or, bien appareillé, un amputé des deux jambes peut gagner un salaire rémunérateur; un amputé des deux bras est un infirme complet, qui ne peut même pas s'habiller et se débarbouiller seul.
Et parmi les amputés, la différence est considérable entre un amputé de jambe et un amputé de cuisse; plus considérable encore, au membre supérieur, lorsque sont conservés ou supprimés les mouvements du coude.
La différence encore est grande selon la qualité du moignon et les possibilités correspondantes de l'appareillage.
Source : Gallica

Charles Ducroquet Les prothèses des amputés en chirurgie de guerre (1917)

C'est donc le poids du corps qui, la plante du pied étant oblique en bas et en avant, fixe l'extension avec solidité. Il y a même tendance à l'hyperextension et pour éviter que l'appareil ne fatigue en ce sens (comme un genou de vivant qui se met en recurvatum sous l'influence de l'équinisme) nous avons dit qu'il est bon d'opposer en ce sens une résistance passive, soit sous forme, tout simplement, d'une corde tendue dans le creux poplité, soit par la butée, en avant, d'un bec prolongeant la partie jambière.
Source : Gallica

Charles Ducroquet Les prothèses des amputés en chirurgie de guerre (1917)

C'est absolument faux si l'on veut que ces hommes gagnent leur vie avec ce métier, qu'un village ne peut alimenter. C'est exact si, travaillant comme le barbier, cultivateur qui rase à ses moments perdus, ils sont capables d'exécuter de petits travaux, et surtout des réparations, que l'on sera fort heureux de faire faire sur place au lieu d'aller, comme c'est souvent le cas, à plusieurs kilomètres.
Quand le mutilé aura entre les mains ce métier complémentaire, il verra bien, à l'usage, si sa capacité personnelle et les besoins du pays sont compatibles avec son développement.
Source : Gallica

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